Quatre-vingts secondes ce matin sur le dernier numéro de l’excellent hebdomadaire "Le Un" dont je vous parle souvent ici. « Haro sur la noblesse d’état », c’est le titre à la une et la porte d’entrée vers un ensemble d’analyses plutôt critiques mais qui dressent un tableau d’une grande subtilité.

L'entrée de l'ENA à Paris
L'entrée de l'ENA à Paris © AFP / Patrice Hertzog

Sont décrits les logiques de la « haute fonction publique », l’expression n’est d’ailleurs pas une catégorie juridique en tant que telle mais décrit une classe d’environ 20 000 fonctionnaires qui évoluent dans un monde relativement autonome, parfois clos et endogame. 

Si l’ENA est un moule, d’abord intellectuel avec des hauts-fonctionnaire qui enseignent à de futurs hauts-fonctionnaires, le cœur du réacteur et sans doute du problème, ce sont les grands corps (Conseil d’Etat, Inspection des finances, Cour des Comptes) où la cooptation joue à plein, tout au long de la vie, que ce soit dans le public ou le privé. Un politiste interrogé a cette formule létale : tous ces gens sont des « dominants dociles ».

Et pourtant ils savent rire ! Délicieux billet de Robert Solé sur les noms que les élèves de l’ENA donnent à leurs promotions : le premier tour est souvent potache, promo « Kilian M’Bappé » ou « Johnny Hallyday » avant de revenir aux choses sérieuses, « Molière » ou « Clémenceau ». 

Ne manquez pas ce numéro de l’hebdo Le Un, « Haro sur la noblesse d’Etat » est en kiosque.

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