Ce n’est pas de la tambouille de journalistes mais une première dans le paysage de la presse française. Quatre-vingts secondes, ce matin, sur le changement de structure capitalistique du site d’information Médiapart.

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Le logo du site d'information Mediapart © AFP / LIONEL BONAVENTURE / AFP

Le montage est complexe mais le but est simple : assurer à long terme, éternellement dit le fondateur Edwy Plenel, l’indépendance du journal en l’adossant à une fondation du même type que celle qui assure la pérennité du Guardian en Grande-Bretagne. Ce montage, verrouillé de partout, est étanche à toutes formes de raid, de rachat, de spéculation, bref d’instabilité du capital et, ce qui simplifie encore les choses, il sera à but non lucratif

Pourquoi est-ce important ? Parce que la presse a très mauvaise presse et que Médiapart enlève là un argument à ceux qui estiment qu’elle a des intérêts économiques cachés. Mais ajoutons aussi, par honnêteté, que des modèles économiques critiqués par Médiapart, fondés sur la pub, financés par des actionnaires venus d’autres métiers que la presse, permettent aussi de faire du très bon journalisme, d’intérêt et même de salubrité publique. Si on croit aux faits, c’en un est, qu’on pense par exemple au travail du Monde sur l’affaire Benalla et tant d’autres.

Si vous avez quelques instants, prenez le temps de lire le long article de Médiapart qui décrit cette mutation.

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