Les top-models vont-elles sauver la littérature ? Quatre-vingts secondes ce matin sur l’article que consacre la journaliste Elisabeth Philippe à deux photos des sœurs Hadid, Gigi et Bella, mannequins connus dans le monde entier.

Capture d'écran du post Instagram de @bellahadid
Capture d'écran du post Instagram de @bellahadid

Sur la première, Gigi, en marge d’un défilé, apparaît avec un exemplaire de L’Etranger de Camus sur les genoux ; Bella, sur la seconde, avec le dernier livre de Stephen King, L’Outsider. Les couleurs du roman de King s’accordent au sac à main du modèle, dans « une synesthésie quasi-rimbaldienne » immortalisée sur Instagram. 

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Les librairies du quartier de Saint-Germain-des-Prés ayant quasiment disparu au profit des boutiques de luxe, je pensais bêtement que ces univers s’excluaient par essence. C’était méconnaître la voracité symbolique du luxe, à la recherche permanente d’un immatériel supplément d’âme capable de faire oublier sa nature : vendre des fringues. 

Elisabeth Philippe rappelle ainsi que Gallimard et Dior ont coédité un livre où de brillants écrivains français louaient les vertus… d’un sac. Un autre recueil Gallimard et Vuitton a également été publié, si vous préférez cette marque de maroquinerie.

Peut-être ces « influenceuses » rendront-elles la littérature désirable et feront vendre des livres ? C’est l’hypothèse haute de cette jolie chronique de l’air du temps, signée Elisabeth Philippe sur le site de l’Obs

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