Quatre-vingts secondes ce matin sur "Le Magot", titre du livre que Patricia Tourancheau consacre à la "mortelle rencontre" entre le tueur en série Michel Fourniret et le gang des Postiches.

Une partie de l'arsenal du "gang des postiches"
Une partie de l'arsenal du "gang des postiches" © AFP / Eric Gaillard

Pour les plus jeunes, rappel de ce que fut ce Gang des Postiches au début des années 1980. A l’époque, la gauche arrivait au pouvoir en France, la bourgeoisie redoutait que les socialistes saisissent tous ses biens. 

Les Postiches se dirent, à juste titre, que les petits coffres des particuliers au sous-sol des banques devaient être bourrés de lingots, de napoléons, d’argent liquide et de bijoux stockés là en cas de folie fiscale ou de spoliation socialistes. Tirés à quatre épingles, grimés de la tête aux pieds, criant, vu le contexte politique, « contrôle fiscal » au lieu de « ceci est un hold-up », les Postiches ont accumulé un énorme magot. Et c’est une partie de cet argent qui est, par la suite, tombée entre les mains du tueur en série Michel Fourniret.

Patricia Tourancheau, qui avait révélé l’affaire en 2004, revient sur cet épisode qu’un romancier s’interdirait même d’imaginer : comment les chemins de braqueurs venus de Belleville et d’un homme en train de devenir un monstre, ont-ils pu se croiser en prison, par le truchement d’un prisonnier « politique » qui n’avait rien à voir avec aucun d’eux ?

Réponse dans _Le Magot, Fourniret et le gang des Postiches : mortelle rencontre_, est en libraire après-demain, coédition Le Seuil/Les Jours. La plume parfois voyouse, parfois flicardière de Patricia Tourancheau est un régal.

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