Faudra-t-il un jour considérer l’usage des réseaux sociaux comme une addiction, au même titre que l’alcool ou la drogue ?

Addiction aux réseaux sociaux
Addiction aux réseaux sociaux © Getty / Adam Hester

Quatre-vingts secondes ce matin sur un article d’Olivia Laing publié dans le Guardian, elle est écrivaine, elle fut une collaboratrice du journal. Elle y décrit sa relation à Twitter avec des mots qui rappellent certains témoignages de personnes ayant traversé l’enfer des addictions.

D’abord le bonheur de vivre plus intensément, en l’occurrence d’être informée tout le temps, partout et d’aimer ça. Très vite, sa vie s’organise autour de ce plaisir qui se transforme lentement en obsession : on s’endort avec son ordinateur ; on va s’éclipser en plein mariage pour regarder les derniers développements de la démission d’un conseiller de Trump. Enfin, Olivia Laing s’aperçoit que sa capacité à agir, à penser, à éprouver se trouve endommagée, peut-être de manière irréversible.

Ce témoignage, long et réflexif, n’est pas le point de vue piquant ou paradoxal d’une journaliste qui chercherait à écrire une belle tribune. On sent une vraie souffrance qui, à mon avis, est une expérience plus largement partagée qu’on ne l’imagine. Après avoir décroché de Twitter, sa drogue douce est désormais Instagram, où elle prend plaisir à regarder des photos de jardin et de plats cuisinés. A lire, en anglais, le lien est sur notre site internet. 

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