Quatre-vingts secondes ce matin sur le livre que publie Colombe Schneck chez Grasset, il s’intitule "La Tendresse du crawl". Et tendre est vraiment le mot pour qualifier ce qui est, sans doute, un témoignage mais aussi une courte méditation sur le bonheur d’aimer, la joie intense d’être amoureux.

Colombe Schneck
Colombe Schneck © Getty / Eric Fougere/VIP Images/Corbis

Un homme, une femme, donc, d’une jeune cinquantaine d’année. Ils se sont connus adolescents et se retrouvent, par hasard, à l’âge adulte. La rencontre est belle, la rencontre est puissante. Ils parlent, il se promènent, ils grignotent, ils nagent ensemble. « Il m’a appris que j’avais un corps » dit la narratrice, qui retrouve le temps de quelques pages la vieille tradition des blasons du corps, féminin mais ici aussi masculin, le cou, les jambes, la pulpe des doigts, la peau, les joues, bref l’étonnement des amoureux qui se découvrent.

Mais le plus fascinant dans ce court récit, c’est la certitude qu’on n’apprend rien en amour. Adolescent, trentenaire, quinqua, au fond on reste les mêmes, on traverse les mêmes peurs quand l’un est en retard, quand un message est ambigu, quand on tremble à la fois d’aimer et d’être quitté. On est peut-être plus performant sur la rupture mais c’est encore à démontrer.

La Tendresse du crawl de Colombe Schneck chez Grasset, en librairie aujourd’hui.

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