Quatre-vingts secondes ce matin pour parler une première et une dernière fois de "Sérotonine", le nouveau roman de Michel Houellebecq chez Flammarion.

En train de lire le nouveau livre de Houellebecq
En train de lire le nouveau livre de Houellebecq © AFP / Bertrand Guay

C’est un bon Houellebecq, pas le meilleur. Dans toute la première partie du livre, sans forcer son talent, Houellebecq fait du Houellebecq, il écrit au fil de la plume une de ces chroniques du monde contemporain dans lesquelles il excelle. Il y est question de sexe, de dépression et de supermarchés. Les pages sur l’offre de houmous dans les différentes chaînes de supérettes de quartier sont désopilantes.

Et puis c’est un roman d’amours, d’amours ratées que le narrateur raconte longuement aujourd’hui qu’il est seul et dépressif. Le lamento amoureux cohabite avec une misogynie qui n’est pas nouvelle chez Houellebecq mais qui prospère, une fois encore, dans ce nouveau roman. D’ailleurs, dans l’avalanche d’articles publiés depuis quelques jours, les plus intéressants sont précisément ceux de lectrices de Houellebecq. Par exemple la très belle « critique personnelle et douloureuse » signée Margaux Leridon sur le site Slate, un long adieu à l’écrivain. Ou encore la brutale oraison funèbre signée Elisabeth Philippe sur Bibliobs qui accompagne à la tombe ce « vieux Werther » et ses souffrances. 

Sérotonine, pour le reste, est publié chez Flammarion. 

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