Quatre-vingts secondes ce matin sur l’entretien au très long cours avec Bret Easton Ellis que la revue "America" vous propose dans son nouveau numéro. Ellis y explique donc ne plus pouvoir, pour l’instant, écrire de roman - son prochain livre ("White") n’en est pas un.

Le roman est-il encore une forme vivante ?
Le roman est-il encore une forme vivante ? © Getty / Westend61

Pour lire un roman, il faut du temps, il faut consentir à se frotter à une autre vision du monde, il faut accepter de suspendre son jugement, d’être bousculé, scandalisé, dépaysé, accepter que l’art pour l’art triomphe de toute considération morale ou idéologique. Voilà où ça devient compliqué aujourd’hui : les réseaux sociaux fonctionnent de manière radicalement différente à tous points de vue, vitesse, fragmentation, recherche de la récompense immédiate, mais surtout moralisme, chasse aux sorcières, puritanisme, injonction à choisir son camp. Les artistes ont peur, dit Ellis, peur de l’erreur fatale qui les conduira à l’excommunication

François Busnel, qui réalise l’entretien, essore Bret Easton Ellis sur 20 pages consacrées aussi à la folie qui a saisi les démocrates américains, et les médias, depuis l’élection de Trump

Vous avez là un avant-goût de White de Bret Easton Ellis qui sort chez Robert Laffont le 2 mai prochain. Et une raison de plus de vous jeter sur le nouveau numéro d’America !

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