Je n’en fais pas une fixation, je crois simplement que c’est l’un des sujets majeurs de l’époque. Alors qu’Emmanuel Macron et Mark Zuckerberg, doivent se rencontrer aujourd’hui, quatre-vingts secondes sur le long texte, mi témoignage, mi analyse qu’a publié hier le cofondateur du réseau social, Chris Hugues.

Mark Zuckerberg, le patron de Facebook
Mark Zuckerberg, le patron de Facebook © AFP

L’idée est simple : il faut démanteler cette entreprise, ce « Léviathan ». Son emprise tentaculaire, hégémonique, l’absence de toute forme de contrepouvoir, sa richesse, sa puissance ont créé un monstre. 

L’article est très long, je n’en retiens volontairement qu’un seul aspect : la forme d’un monopole dans cette nouvelle industrie. Si Facebook ne vous plaît pas, quelle alternative ? Instagram ? Mais cet autre réseau social est aussi détenu par Facebook… N’attendez pas non plus d’invention : l’article montre bien qu’il n’y a plus de start-up sur ce créneau, aucun réseau social grand public n’a été créé depuis 2011. Facebook a en effet l’argent pour acheter ceux qui se lanceraient, le pouvoir, aussi, de les étouffer, le cynisme, enfin, de les plagier. 

Démanteler Facebook est donc urgent, dit son cofondateur, tout en explorant les effets négatifs que pourrait avoir la décision, car il y en a aussi. Pour n’en citer qu’un : l’atomisation définitive du corps social en réseaux séparés, taillés sur mesure selon les affinités politiques de chaque utilisateur.

Ce texte s’inscrit dans la déjà épaisse somme de grandes déclarations des repentis de la Silicon Valley : « Oups, pardon, nous avons engendré des monstres ». Il est à lire, en anglais, il faudrait le traduire, sur le site du NYT. Une courte vidéo en reprend la substance si vous n’avez pas le temps. 

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