Quatre-vingts secondes pour vous parler une nouvelle fois de Serena Williams.

Serena Williams et l'arbitre Brian Earley, qu'elle a accusé de "sexisme" après avoir reçu trois sanctions lors de son match contre la japonaise Naomi Oaska, en finale de l'US Open (septembre 2018)
Serena Williams et l'arbitre Brian Earley, qu'elle a accusé de "sexisme" après avoir reçu trois sanctions lors de son match contre la japonaise Naomi Oaska, en finale de l'US Open (septembre 2018) © AFP / Chris Trotman

La dernière fois c’était à propos des tenues qu’elle portait sur le court... Serena Williams, cette grande championne avait été grondée comme une gamine et invitée à s’habiller correctement lors du prochain Roland-Garros.

La question du sexisme est revenue de manière spectaculaire lors de la finale dames de l’US Open, ce week-end. Des décisions de l’arbitre ont littéralement fait exploser Serena Williams qui, en conférence de presse, après le match, a estimé avoir été victime d’un traitement inéquitable par rapport aux hommes. Eux n’auraient jamais été sanctionnés comme ça : sexisme, donc, selon elle.

La presse américaine et la presse française ne racontent pas l’histoire de la même manière. Le Monde par exemple parle de la « tragicomédie » dont cette « diva » a le secret et récuse méthodiquement l’idée de sexisme. Le Washington post souligne subtilement que l’arbitre a volé ce match et ce moment aux deux joueuses, Naomi Osaka comme Serena Williams. Sur les biais qui existent toujours dans un traitement journalistique, difficile de trancher, mais là ils sont patents.

En tout cas, pour la très officielle WTA, l’association mondiale du tennis féminin, il n’y a pas de doute : « il ne devrait pas y avoir de différence (…) dans la tolérance face aux émotions exprimées par les hommes et les femmes (…) Tous les joueurs doivent être traités de la même façon. Nous ne pensons pas que ça a été le cas » pour cette finale de l’US Open. Double page dans L’Equipe.

L'équipe
Suivre l'émission
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.