Quelle tristesse… Quatre-vingts secondes, ce matin, sur un très beau texte, profond, mélancolique, que la philosophe Sandra Laugier consacre à ce phénomène étonnant qui a suivi la diffusion de la huitième et dernière saison de la série Game of Thrones.

Peter Dinklage, Emilia Clarke et Kit Harrington sur le tournage de "Game of Thrones" en 2016 en Espagne
Peter Dinklage, Emilia Clarke et Kit Harrington sur le tournage de "Game of Thrones" en 2016 en Espagne © Getty / Iconic/GC Images

L'après Game of Thrones 

Il y a eu une sorte de révolte des spectateurs. Circulent tous les jours des scénarios alternatifs, « des protestations contre la trajectoire psychologique de certains personnages, de faux épisodes […] et des dénouements alternatifs ». Le public s’est tellement approprié l’histoire et les personnages qu’il « considère mieux les connaître que leurs créateurs ».

Alors pourquoi, demande Sandra Laugier ? Je ne veux pas « divulgacher » l’article ! Je retiens l’idée qu’en huit ans, les spectateurs ont vieilli avec des personnages qu’ils ont découverts enfants et vu grandir avec eux. En huit ans, les trajectoires morales de certains d’entre eux ont pu profondément évoluer, un libertin cruel devenant un être dense, tourmenté, mutilé, bien plus complexe que son esquisse de départ. La place troublante du rire, aussi, dans une série qui n’a rien de comique. Sandra Laugier explore différentes hypothèses, elle est précise, elle connaît parfaitement son sujet et ne cherche pas à cacher ses propres émotions de spectatrice. 

► « Retour sur Game of thrones, une expérience personnelle augmentée » est à lire sur le site du quotidien d’idées AOC.

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