Quatre-vingts secondes ce matin sur un article que le New York Times consacré aux entrées en bourse de plusieurs start-ups devenues, ces dernières années, des géants de l’économie numérique comme Uber, Lyft ou Airbnb.

Retour sur les entrées en bourse des grandes start-ups du moment : Uber, Airbnb...
Retour sur les entrées en bourse des grandes start-ups du moment : Uber, Airbnb... © Getty / SOPA Images

Pour Uber, on parle d’une valorisation à 120 milliards de dollars, pour Airbnb 31 milliards, une quinzaine de milliards pour les quelques autres qui sont sur les rangs.

La première conséquence du phénomène est l’arrivée sur le marché de milliers de millionnaires, tous ces salariés qui ont été payés en actions à l’époque où ces entreprises se lançaient. A San Francisco et dans toute la Silicon Valley, on s’attend à une nouvelle explosion des prix déjà stratosphériques de l’immobilier. Des secteurs économiques sont très heureux comme les courtiers en immobilier, les vendeurs de vélos électriques de luxe, à 7.500 dollars, ou encore les organisateurs de soirées huppées, où les entreprises du numérique font étalage de leur richesse en achetant, par exemple, des glaçons frappés à leur logo. « Frappé » est le mot…

En face, les militants en lutte contre la gentrification infinie de San Francisco semblent bien faibles pour sauver les transports en commun, contenir le prix des loyers, défendre l’idée même d’un impôt juste. Faibles mais très mobilisés contre la perspective de l’enfer civique sous le soleil de Californie, berceau de la coolerie numérique mondiale et royaume des milliardaires qui se disent progressistes.

A lire ici !

L'équipe
Contact
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.