Quatre-vingts secondes ce matin sur l’antisémitisme qui s’épanouit à nouveau en France.

Cimetière profané à Herrlisheim (Bas-Rhin) le 17 décembre 2018
Cimetière profané à Herrlisheim (Bas-Rhin) le 17 décembre 2018 © AFP / Sébastien Bozon

Ces derniers jours : « Juden » sur la devanture d’un restaurant à Paris. « Truie juive » sur un mur du 18e arrondissement. Le visage de Simone Veil, recouvert de croix gammées sur une boîte aux lettres. Sur la façade du quotidien Le Monde : « Micron Rothschild (…) La putain de la youtrerie universelle ». « Macron pute à juifs » en janvier, la version en anglais découverte hier à Paris, « jew bitch ». Et hier soir, profanation des arbres plantés à Saint-Geneviève-des-Bois en souvenir d'Ilan Halimi, ce jeune homme torturé à mort pendant 24 jours parce que juif. Ilan veut dire « arbre » en hébreu. 

Synagogue de Strasbourg, le 2 février, il y a 10 jours. Maurice Dahan, le président du Consistoire israélite du Bas-Rhin rapporte au quotidien La Croix que pendant un défilé de Gilets jaunes « certains ont fait des bras d’honneur, ils ont crié “sales juifs”, et ils ont lancé des pétards vers la porte d’entrée. L’un d’eux a même uriné sur le mur de la synagogue. » 

Je ne cite là, je le redis, que les faits relevés ces derniers jours. Comme l’écrit Tristan Mendes-France sur Twitter : « à partir de combien d’actes isolés on a une tendance ? » Eh bien on a la réponse : les actes antisémites ont bondi de 74% en France en 2018. C’est Christophe Castaner qui a donné le chiffre hier soir. 

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