Quatre-vingts secondes pour deux mètre dix.

Jean Hatzfeld, journaliste, chroniqueur sportif, correspondant de guerre et écrivain.
Jean Hatzfeld, journaliste, chroniqueur sportif, correspondant de guerre et écrivain. © AFP / Joel Saget

Deux mètres dix, le titre du nouveau roman de Jean Hatzfeld dont les livres sur le génocide rwandais resteront comme des références et des souvenirs de lecture éternels.

Dans ce dernier roman, Jean Hatzfeld suit quatre athlètes, deux hommes, haltérophiles, deux femmes, sauteuses en hauteur. Quand on les rencontre, les héros sont fatigués, usés. Ils étaient les dieux du stade en 1980, en pleine guerre froide, quand les sportifs étaient les soldats des deux blocs, les terrains de sport, les Jeux Olympiques, les champs de bataille de la guerre froide. 

Imaginer la souffrance pour soulever les haltères, l’élan fou, libérateur pour passer une barre en hauteur : en lisant ce texte purement littéraire, on se souvient que Jean Hatzfeld fut aussi un très grand journaliste sportif avant de devenir reporter de guerre.

C’est un roman doux, discret, précis, mélancolique mais pas seulement. Car ce qu’il reste des athlètes qui ont vieilli, de leur solitude, de leur corps abîmé, ce sont des rencontres et tout simplement la littérature.

Deux mètres dix, de Jean Hatzfeld chez Gallimard.

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