Quatre-vingts secondes ce matin pour vous parler de l’incendie insensé qui ravage en ce moment la Californie.

Paradise, en Californie, est devenue une ville fantôme après l'incendie CampFire qui a tout emporté. Novembre 2018
Paradise, en Californie, est devenue une ville fantôme après l'incendie CampFire qui a tout emporté. Novembre 2018 © Radio France / Gregory Philipps

Peut-être avez-vous vu les images de dévastation tournées par notre correspondant sur place, Grégory Philipps : il ne reste rien, absolument rien d’autre que des monceaux de cendres, une fois que le feu est passé.

Portugal, Californie, Grèce, Suède : le phénomène est de plus en plus fréquent. Le site AOC, qui est un quotidien d’idées sur internet, a publié le 23 août dernier, le 23 août déjà, après un été d’enfer, un article très intéressant de la philosophe Joëlle Zask qui ne parle plus d’incendies mais de « mégafeux ». Le terme est apparu avec d’autres, aux Etats-Unis, pour décrire un phénomène qui n’a plus rien à voir avec le bon feu d’antan, dont on disait qu’il était un passage normal du cycle de la nature. Le mot est frappant mais flou car ces « mégafeux » défient pour l’instant le travail scientifique. 

Une chose est sûre dit Zask : ces « mégafeux » doivent désormais être classés parmi les grandes catastrophes naturelles, avec les éruptions volcaniques et les tsunamis. Changer de catégorie pour penser la nouveauté de ces catastrophes qui proviennent et alimentent le changement climatique. Sans même parler du fait que ces « mégafeux » sont le plus souvent d’origine criminelle, accidentelle, en tout cas humaine.

« Pourquoi il faut avoir peur des megafires », article de Joëlle Zask, à lire sur le site aoc.media, c’est sur abonnement, au prix dérisoire d’un euro jusqu’à la fin de l’année. 

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