Quatre-vingts secondes ce matin pour vous signaler cette petite enquête en ligne faite par le quotidien Le Monde sur les jeunes artistes.

Jeune artiste au travail, dans un atelier de peinture
Jeune artiste au travail, dans un atelier de peinture © Getty / Tom Werner

Comment entrent-ils sur le marché du travail, comment y trouvent-ils leur place après leurs études, une fois leur diplôme en poche ? Quelle est la « rentabilité » de ces études en termes d’emploi ?

Les témoignages recueillis par Le Monde indiquent que c’est très difficile car les aspirants artistes ne sont pas formés à se vendre alors que c’est ce qui définit pourtant leur « modèle économique » : pour les arts plastiques, être capable de trouver des acheteurs aux œuvres produites. Ceux qui y parviennent remercient plus souvent le hasard qu’autre chose, le hasard et, pour quelques autres, les réseaux sociaux.

Rien de tout cela n’est nouveau me direz-vous, « je m’en allais, les poings dans mes poches crevées » écrivait Rimbaud. Pour survivre, beaucoup ont des jobs alimentaires ou vivent des minimas sociaux. La particularité ici est que ces jeunes artistesont « à la fois le statut le plus valorisé dans notre société, créateur, et le plus méprisé, assisté », comme le dit l’une d’entre elles. 

Regardez ces témoignages qui disent beaucoup de l’époque. Ils préparent non pas le Salon de Peinture ni le Salon des refusés mais plus prosaïquement le salon des formations artistiques que se tiendra les 1er et 2 décembre à Paris. 

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