A 54 ans, elle deviendra impératrice du Japon en avril prochain après l'abdication de son beau-père Haki Hito qui a prononcé hier son dernier discours

La princesse Masako Owada
La princesse Masako Owada © AFP / Toshifumi KITAMURA

Depuis son mariage d'amour avec le prince héritier Naru Hito, sa vie de princesse n'est que stupeur et tremblements pour paraphraser Amélie Nothomb. Masako Owada, fille d'ambassadeur diplômée d'Harvard et Oxford qui parle japonais, anglais, allemand, russe et français a mis sept ans pour épouser son amoureux car elle reste une roturière - ce qui n'a jamais plu à l'agence de la maison impériale, la Kunaicho, la puissante administration qui régit la cour et qui avait cherché une meilleure épouse possible pour lui : une aristocrate, si possible soumise, ni trop "intellectuelle" ni trop "voyageuse" ni trop "occidentalisée" bref une "vraie" Japonaise... 

Depuis son mariage en 1993 la Kunaicho organise toute sa vie, protocolaire et personnelle, les zélés fonctionnaires ont pressé le couple d'avoir en enfant. Une fille naît en 2001 mais la maman comblée est une mère accablée par la Kunaicho qui exige après un garçon car une femme ne peut pas régner au Japon. Il n'y aura pas d'autre bébé mais pendant près de dix ans, la princesse est en dépression. Il y a cinq ans, elle a repris ses activités officielles. Elle reste très populaire au Japon, dans cinq mois elle sera impératrice avec un peu plus de liberté et de marge de manœuvre face à une Kunaicho, moins menaçante qu'avant. Car des dizaines de postes de fonctionnaires ont été supprimés, crise budgétaire oblige.

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