Mais qui est donc, dans cette toile mondialement connue qu’est l’Olympia de Manet, la femme noire de peau, au second plan, portant un immense bouquet de fleurs ?

"Olympia", d'Edouard Manet (1863)
"Olympia", d'Edouard Manet (1863)

Quatre-vingts secondes ce matin sur l’exposition qui démarre au Musée d’Orsay à Paris, consacrée au « modèle noir », de Géricault à Matisse, peinture donc, mais aussi photographie, affiches, caricatures.

Une partie du travail a consisté, quand c’était possible, à rendre à ces modèles leur nom ou leur prénom, donc à modifier le titre de l’œuvre tel qu’il avait jusque-là traversé l’histoire de l’art. Interrogé par L’Obs, l’historien Pascal Blanchard souligne qu’au XIXe siècle le modèle noir « n'a plus de fonction décorative, il n'est plus le personnage qui accompagne les princes et met en valeur la femme blanche ». Ce siècle, en ce sens, est « une révolution visuelle mais en rien une rupture sociale (…) ou statutaire » qui arrivera plus tard dans l’histoire de l’art.

La femme au second plan du tableau de Manet se prénommait Laure, sa courte notice Wikipédia indique qu’elle venait d’Afrique ou des Caraïbes, Manet l’aurait rencontrée au Jardin des Tuileries. L’exposition « Le modèle noir de Géricault à Matisse » démarre demain au Musée d’Orsay.

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