Quatre-vingts secondes ce matin sur un drôle d’article consacré à un écrivain américain dont je vous ai souvent parlé ici, il n’y a pas si longtemps encore quand les éditions du Sous-Sol publiaient un nouveau recueil de ses articles : Guy Talese.

Le journaliste et écrivain Guy Talese
Le journaliste et écrivain Guy Talese © AFP / Stan Honda

Guy Talese accorde une longue interview au magazine _L’Etiquette_, le numéro 2 de ce « guide de l’élégance masculine » est en kiosques.

Guy Talese est connu pour son journalisme littéraire, dont il est un maître absolu. Connu aussi pour ses costumes trois-pièces impeccables et ses chapeaux, qu’il porte depuis l’âge de 13 ans, il en a aujourd’hui 86. Son père italien était tailleur, l’homme allait à la plage en costume blanc, « il fallait qu’il en jette » et fasse, en toutes circonstances « bella figura ». De cette histoire familiale, Talese a déduit une manière de faire du journalisme. 

Je fais attention aux détails, comme mon père le faisait avec ses costumes. […] J’écris comme un tailleur. Je couds les mots ensemble.

Être parfaitement habillé, pour lui, le journaliste, est « une manière de montrer le respect qu’[il] porte » à ses interlocuteurs et « à l’histoire qu’[il est] en train d’écrire »

L’entretien est excentrique, d’un dandysme pur. Vous saurez tout sur son fournisseur de chapeaux, dont l’essentiel du chiffre d’affaire provient de sa ligne de chapeaux pour rabbins ultra-orthodoxes. C’est à lire dans L’Etiquette.

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