Le film est sorti en 2005. Vendredi dernier, la justice française a rendu un non-lieu dans l'enquête sur l'assassinat du Président Rwandais en 1994, étincelle qui a provoqué le génocide des Tutsis par les Hutus. Le risque est grand, désormais, de ne jamais savoir qui a tiré le missile qui a détruit son avion.

Photos de victimes du génocide rwandais exposé au Mémorial de Kigali
Photos de victimes du génocide rwandais exposé au Mémorial de Kigali © AFP / Steve Terrill

Shooting Dogs commence juste avant le génocide et nous en raconte les premiers jours jusqu'à l'évacuation des Européens

Un prêtre, un instituteur, des soldats, une journaliste constatent que rien ne pourra être fait, Shooting Dogs, abattre les chiens, raconte l'absurde paralysie des Nations Unies dont les casques bleus pouvaient tuer les chiens qui mangent les cadavres mais pas tirer sur les génocidaires. L'évacuation des blancs et la séparation déchirante des couples bi-nationaux, les parents Tutsis qui demandent des fusils pour tuer eux-mêmes leurs enfants promis à la machette, les soldats belges assassinés, tout cela reconstitué à Kigali, avec des rescapés du génocide comme figurants et dans l'équipe technique.

Dans de telles circonstances, peut-on être soulagé d'avoir la vie sauve et fuir sans demander son reste ? C'est un dilemme moral

Ce ce qu'écrivait Télérama, lors de la sortie du film. 

Shooting Dogs, dont le scénariste a couvert le Rwanda pour la BBC, nous raconte le génocide à hauteur d'hommes.

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