On les dit « natifs ». Quatre-vingts secondes ce matin sur les podcasts, ceux qui ne proviennent pas d’une émission de radio en direct, par exemple « Affaires sensibles » sur France Inter, mais ceux qui sont produits et diffusés d’emblée sur internet.

Podcast natif
Podcast natif © Getty / Alexander Spatari

Peut-être en écoutez-vous ou en avez-vous entendu parler, ces formats cartonnent aux États-Unis et se développent en France.

Il y a un air de famille dans les productions françaises. Sur le plan formel, c’est de la radio qui prend son temps, on sort des formats classiques, qui peuvent être tyranniques, pour laisser se déployer une parole ample, parfois très, trop ample. On parle… lentement… et on s’écoute même… un peu parler. Sur le plan thématique, beaucoup de récits, de gens qui racontent leur vie, le simple fait de la raconter transformant, quand c’est réussi, la banalité en épopée. Et puis beaucoup d’émissions sont consacrées au sexe, au couple, à la première fois, au genre, aux relations hommes/femmes, dans une large palette qui va de l’intime au technico-pratique en passant par la politique. Peut-être ces sujets ont-ils été trop longtemps sous-traités par les radios classiques, peut-être sont-ils aussi plus porteurs sur le marché publicitaire où se financent ces entreprises de podcasts. A voir. Quant à l’info, les dernières nouveautés lancées en France ressemblent à s’y méprendre au podcast roi du New York Times, « The Daily », peut-être trouveront-ils leur voie.

Je précise que s’exprime ici un mâle de 48 ans, faisant de la radio ringarde en direct, à l’ancienne, j’ai donc un biais que je mets sur la table. Pour le reste, cet univers est foisonnant. Allez vous y perdre !

Pour aller plus loin (car France Inter en propose aussi !) :

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