Quatre-vingts secondes sur la chronique du philosophe Frédéric Worms, elle est publiée une fois par mois dans Libération

Et, j’ouvre une parenthèse, c’est l’un des plaisirs propres à la presse écrite que ces rendez-vous qu’on attend avec une signature, c’est-à-dire une personnalité, un style ou une intelligence. Fin de la parenthèse.

Frédéric Worms prend au pied de la lettre l’idée qu’on entend beaucoup et qu’on risque d’entendre encore plus dans la campagne pour les élections européennes. « Nous voulons l’Europe pour nos enfants et nos petits-enfants », qu’ils connaissent et puissent grandir dans un monde en paix et en prospérité. Eh bien si c’est le cas, que les listes européennes intègrent en position éligible 25% de jeunes autour de 25 ans. C’est vital, dit Worms, au sens où ce projet politique concerne tout simplement nos vies. 

MAIS la jeunesse n’est garante de rien en elle-même. Etre jeune est un état, pas une fin en soi. Promouvoir et garantir une Europe de la « vérité » est pour le philosophe la mère de toutes les batailles. Vérité c’est-à-dire connaissance, critique, débat démocratique autour de faits admis par tous, vérifiés, partagés. « Nous avons des devoirs envers les faits » dit Worms, des devoirs aussi envers la vie humaine, voir l’Aquarius.

« Pour une Europe de la jeunesse et de la vérité », chronique de Frédéric Worms à lire dans les pages Idées de Libération.

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