Quatre-vingts secondes ce matin pour vous recommander la texte que publie aujourd’hui Libération dans ses pages « Idées ».

Le lycée Edouard-Branly de Créteil
Le lycée Edouard-Branly de Créteil © AFP / Lise BOLLOT, Aurore MESENGE

Il est signé Alain Roger, enseignant dans l’académie de Créteil, et revient sur la fameuse vidéo d’un élève qui braque, en classe, sa professeure avec une arme factice. La vidéo, d’une grande violence, a créé un scandale national.

Alain Roger s’intéresse à ce que ne montre pas cette vidéo, il imagine par exemple les minutes qui suivent et dont on ne sait rien. L’enseignante qui sans doute se lève après avoir fait l’appel et avoir été braquée. 

Ce qu’elle doit mobiliser alors pour faire face à la classe, l’apaiser, essayer de créer le climat, la relation qui définit, et rend possible, le fait même d’enseigner. 

Alain Roger imagine aussi ce qui doit traverser l’enseignante et que toute personne ayant travaillé dans des établissements difficiles a déjà éprouvé : 

Ces moments où l’on se sent près de s’effondrer, où l’on voit tout ce à quoi l’on tient et qui nous tient, menacer de s’effondrer en même temps.

Cette souffrance des profs est difficile voire impossible à partager, elle est connue mais taboue, elle est intime et solitaire, invisible dans cette vidéo qui semble pourtant tout montrer. Ce texte poignant est à lire dans Libération.

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