Un peu partout, que ce soit en presse écrite ou sur les réseaux sociaux, circulent des playlists de confinement, des bibliographies de pandémie, des catalogues de séries télé à regarder enfermés.

 Scène du film "Shining" avec Jack Nicholson, Danny Lloyd et Shelley Duvall
Scène du film "Shining" avec Jack Nicholson, Danny Lloyd et Shelley Duvall © Getty / Sunset Boulevard/Corbis

Sur un registre un peu sadique, quatre-vingts secondes sur le texte que le critique de cinéma Serge Kaganski consacre à Shinning de Stanley Kubrick, l’histoire d’un couple et de leur enfant qui vivent confinés dans un hôtel de luxe désert avant que le père de famille ne devienne fou. Excusez ce résumé à la hache (c’est le cas de le dire).

Des films de confinement

Pour commencer, Kaganski souligne que le cinéma a toujours eu à voir avec le confinement — comme spectateur, il s’agit après tout de sortir de la rue pour aller s’enfermer à quelques-uns dans une salle obscure. Le cinéma adore par ailleurs les pandémies, Kaganski cite notamment les films Contagion, Epidemic, Virus, Pandémie, Mauvais sang, Les Oiseaux. Au « rayon confinement », dit Kaganski, voici Rio Bravo, Alien, Fenêtre sur cour, 2001, Panic room, Rebecca, bref : les « films de lieu plus ou moins fermés ». 

Dans cet univers, Shinning nous éclaire sur le fait que le confinement n’est pas douloureux en raison des conditions matérielles dans lequel il est vécu mais à cause des liens sociaux, humains qu’il interdit. L’enfer, dans ce contexte, ce n’est pas les autres mais leur absence.

« Dystopie du confinement, sur Shinning de Stanley Kubrick », article de Serge Kaganski, à lire sur le site du quotidien d’idées AOC

Contact
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.