C’est un bel article, marqué par la douceur de la mélancolie.

La balade esseulée de Roger Cohen dans le Paris du COVID et du couvre-feu.
La balade esseulée de Roger Cohen dans le Paris du COVID et du couvre-feu. © Getty / David Bank

On le doit au nouveau chef du bureau du New York Times à Paris que vous aviez pu entendre dans le 7/9 analyser les enjeux de la présidence Biden, le jour de la prestation de serment du président américain. Quatre-vingts secondes ce matin sur la balade esseulée de Roger Cohen dans le Paris du COVID et du couvre-feu.

Il y note, surtout, la disparition d’une sociabilité, de tout un art de vivre que les siècles ont façonné, le café, le bistrot, la table, le « bisou » dit Roger Cohen qui explique à son lecteur américain ce petit baiser claqué sur chaque joue pour se dire bonjour ou adieu. 

Avec l’épidémie, les Parisiens dînent désormais plus tôt, comme des Américains en réalité !

Ils laissent se développer « le click and collect », en français et anglais dans le texte. Signe que la crise est profonde : on a même vu, quand c’était possible, des Parisiens visiter la Tour Eiffel ce qu’en général aucun Parisien ne fait.

Un très beau portfolio accompagne cette méditation triste : photo du Jardin des Tuileries désert, de la Place du Panthéon de nuit, fantomatique, d’un hôtel fermé dans une rue Montorgueil plongée dans le noir. Paris la belle endormie se réveillera bien sûr, dit Roger Cohen, amoureux de la capitale comme de son imaginaire. 

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