80 secondes pour parler d'une Mythologie estivale... Le journal Libération propose aujourd'hui une série de réflexions sur ces activités de l'été qui disent long sur le monde dans lequel on vit. La preuve avec la natation.

"Nager relève de l'extraordinaire" nous explique le chercheur Michel Charolles
"Nager relève de l'extraordinaire" nous explique le chercheur Michel Charolles © Getty / Hans Neleman

Nager, c'est inonder nos conversations terrestres. On brasse de l'air, on patauge dans la semoule, on nage en plein bonheur... Nager ne serait donc pas un sport, écrit Noémie Rousseau dans Libération. Ou plutôt, l'aspect sportif serait secondaire, une conséquence, presque un accident...  

Nager relève de l'extraordinaire disait Michel Charolles. Le jeune nageur serait donc un héros précoce. Car dans l'eau, la victoire est rare écrit Gilles Bornais. Plus rare, plus dangereuse, plus méritoire que dans le vent. Car le nageur conquiert un élément plus étranger à sa nature... 

Et pourtant, l'eau peut être un lieu de quiétude. Chantal Thomas se rappelle de sa mère, à Arcachon. Cette mère qui ne se repose jamais, sur rien, sauf sur l'eau...  

Nager est donc bouleversant... Plonger dans cet article de Libération, c'est partir loin...  C'est regarder l'eau comme jamais... Même pour celui - ou celle que je suis - qui n'est à l'aise qu'à la verticale, les pieds posés sur le sol.

Les amoureux de l'eau opposeront sans doute. La piscine municipale, à la mer, à la piscine... Îlot de mixité sociale, avec ses rituels, ses codes, mais aussi ses castes. Avec ses dominants - ceux qui nagent vite - majoritairement des hommes...  

Ne jamais oublier, qu'après la nage... Il faut savoir revenir sur Terre. Pas toujours simple...

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