Un mot d’information, chers auditeurs. Quatre-vingts secondes ce matin sur le mouvement social que traversent les radios de Radio France.

Des employés de Radio France brandissent des pancartes devant le ministère de la Culture français à Paris le 29 novembre 2019 contre le projet de suppression d'emplois
Des employés de Radio France brandissent des pancartes devant le ministère de la Culture français à Paris le 29 novembre 2019 contre le projet de suppression d'emplois © AFP / Geoffroy Van Der Hasselt

Vous avez pu constater que plusieurs émissions n’ont pas été diffusées la semaine dernière et remplacées par l’excellente playlist de grève

On demande à Radio France de participer au redressement des finances publiques, demande évidemment légitime et effort engagé ici depuis plusieurs années. Aujourd’hui, le groupe Radio France est un exemple de service public. Il répond à sa mission qui est de proposer des programmes différents à un large public. Ainsi, 14.4 millions d’auditeurs écoutent une radio de Radio France tous les jours, plus de 6 millions sur France Inter. C’est colossal, quel média peut en dire autant en 2019 ? Et cette adhésion, les récentes vagues d’audience montrent qu’elle s’amplifie encore et qu’un jeune public nous rejoint, c’est frappant pour Inter.

Autre mission : être les promoteurs, les défenseurs de la culture dans ses formes les plus populaires ou les plus pointues. Le cinéma, le livre, le théâtre mais aussi les séries télé ou le rap savent que nous sommes à leurs côtés. L’humour, cette profonde respiration démocratique, vous accompagne en direct ou sur les réseaux sociaux. Car nous existons aussi puissamment dans le monde numérique : la fréquentation de nos sites, les dizaines de millions de podcasts téléchargés font de Radio France un « champion », comme on dit aujourd’hui. 

Alors pourquoi prendre le risque, à une époque de fragmentation accélérée de l’espace public, de fragiliser une institution qui marche, qui se transforme tous les jours, qui informe, qui divertit, qui instruit et qui nous tient encore ensemble ? Pourquoi prendre ce risque ? Cette question, je vous la pose  amis auditeurs, par civisme et non corporatisme. Car à ce micro nous ne sommes que les dépositaires ponctuels d’une idée qui nous préexistait et qui, j’espère, nous survivra.

Ces radios sont vos radios. Elles vous appartiennent. À vous, si vous le souhaitez, de vous saisir de ce débat et de faire valoir votre position par exemple auprès de la médiatrice de Radio France

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