La vague d’émotion et de colère soulevée par la mort de Georges Floyd, aux Etats-Unis, continue à se propager. Quatre-vingts secondes ce matin sur quelques-uns de ses effets dans le monde médiatique américain où la parole des journalistes se libère.

C’est ainsi une réunion de quatre heures, houleuse, au sein de la rédaction du Los Angeles times où la direction du journal est brutalement mise face à ses manquements : recrutement majoritaire de journalistes blancs, faible accès aux postes de direction, de responsabilité, voire de grands reporters pour les non-blancs, discriminations salariales insensées, les blancs gagnent mieux leur vie que leurs confrères et surtout consœurs Noirs ou Latinos. Dans un long article, le Los Angeles Times partage évidemment ces débats avec ses lecteurs.

Autre élément qui pourrait sembler marginal mais ne l’est pas car la typographie est aussi une affaire politique : c’est la décision du New York Times, prise cette semaine, de mettre une majuscule à « Black » pour désigner les Africains-Américains, dénomination qui reste autorisée dans les colonnes du journal. La majuscule était déjà d’usage pour les Asiatiques, les Latinos et les Amérindiens mais « white », blanc, restera en minuscule pour des raisons historiques et politiques.

Ces débats n’ont pas pris la même ampleur ici mais on peut parier qu’ils finiront par se poser car ils engagent la capacité du journalisme à bien, ou à mieux raconter le monde. Les liens vers ces articles sur notre site internet.

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