Avec les libraires, eux-aussi viennent d’être reconnus « commerce essentiel » par le gouvernement, ça pourra servir en cas de reconfinement.

Chez le disquaire
Chez le disquaire © Getty

Quatre-vingts secondes ce matin sur les disquaires, le rock critic JD Beauvallet, fondateur des Inrocks, leur consacre un texte magnifique, un « je me souviens » en forme de lettre d’amour, d’estime et de reconnaissance éternelle.

Les disquaires « formaient ou restent pour certains miraculés une caste noble, un puits de science adoré, craint ou respecté (…) Ils m’ont (…) fait, de toutes pièces (…) je suis riche de milliers de chansons que ces passeurs bourrus, grognons, parfois même récalcitrants m’ont quasiment forcé à acheter. » Avec les disques, écrit Beauvallet, « on se faisait entre nous des cassettes qui avaient une valeur inestimable : un concentré d’âme, d’amour et de snobisme aussi. Il y avait un homme, une femme derrière chacune de ces cassettes. L’algorithme à l’œuvre était le rythme de nos vies ». 

Cette méditation est écrite au passé, elle renvoie au monde d’avant Deezer et Spotify. Mais ce n’est pas un texte réactionnaire ou un texte « CEMA » dit Beauvallet, bel acronyme de « c’était mieux avant ». Non, c’est simplement un rappel : l’offre de musique en ligne est extraordinaire, prodigieuse mais les algorithmes sont bêtes. Surtout, ils ne comprennent pas que la musique est une « question de vie ou de mort ». Ce superbe texte est à lire sur le site AOC.

Contact
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.