Quatre-vingts secondes ce matin sur l’enquête que Scott Shane du "New York Times" consacre à l’emprise d’Amazon sur la ville de Baltimore, côte est des États-Unis, ville en crise économique profonde et ancienne.

 Rues désertes du centre-ville pendant les heures de travail en semaine à Baltimore (Maryland), en 2017.
Rues désertes du centre-ville pendant les heures de travail en semaine à Baltimore (Maryland), en 2017. © Getty / The Washington Post

S’il fallait le dire en un mot : l’emprise est totale. Visible et invisible. Matérielle et immatérielle. 

  • Emprise sur le commerce local, étranglé par la firme. 
  • Emprise sur l’aéroport, partiellement annexé par les avions de la compagnie. 
  • Emprise sur les bibliothèques, fournies en livres audio d’Amazon
  • Emprise sur l’université de médecine, via les appels d’offres publics. 
  • Emprise sur le stockage des données et internet. 
  • Emprise sur la poste, débordée par les livreurs maison. 
  • Emprise sur la vie des employés des entrepôts qui ne sont pas menacés par les robots parce qu’ils sont devenus des robots eux-mêmes et qu’un humain coûte moins cher. 
  • Emprise sur la police avec laquelle peuvent être partagées les images de vidéosurveillance des outils d’Amazon. 

D’un mot : Baltimore appartient à Amazon.

L’article est balancé, écrit d’une plume sèche, pas de lyrisme ni d’effet de manche. Il faudrait le traduire en français car peut-être est-ce un scénario du futur proche.

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