Sur la couverture, en haut à gauche : "N°1, juin 2021". Voilà une manière claire et radicale de signifier la renaissance d’un journal pourtant apparu au milieu des années 80 et dont le nom est archi connu.

Une nouvelle version mensuelle des Inrocks. Ici la couverture du premier mensuel
Une nouvelle version mensuelle des Inrocks. Ici la couverture du premier mensuel © Les Inrockuptibles

Quatre-vingts secondes ce matin sur la nouvelle formule des Inrocks, redevenus mensuels après 26 ans de périodicité hebdomadaire. L’idée est d’arrêter de courir après une actualité culturelle abondante, infinie, qui sera couverte sur le site internet, pour privilégier les formats longs dans les différents secteurs couverts par le journal, musique évidemment mais aussi cinéma, livres et société.

Exemple avec deux enquêtes : la première, finalement nuancée, sur le monde de l’édition après les mouvements au sein du groupe Lagardère, propriétaire d’Hachette. Qu’attendre des synergies avec le groupe Editis, détenu par Vivendi et Vincent Bolloré ? Le sujet a été beaucoup moins traité que les conséquences de la vente des médias de Lagardère. 

Autre enquête sur les fêtes clandestines pendant le confinement : « l’interdit, doublé de la culpabilité, triplé de la rareté, garantit à beaucoup de soirées un cachet d’intensité rarement vécu (…) dans le monde d’avant » peut-on lire dans un article où les considérations artistiques et sociales dépassent, de fait, les interdits sanitaires.

Le mensuel sera un navire-amiral entouré de concerts, d’une radio, d’un site internet avec un hebdo purement numérique pour les abonnés. A la une du N°1, retour sur Nirvana, 30 ans après l’album Nevermind. Les Inrocks avaient évidemment couvert l’événement à l’époque — on n’échappe jamais à sa propre histoire.

Contact