C’est la biographie d’une légende de l’espionnage et elle se lit d’un trait.

Extrait de la couverture US du livre de Ben Macintyre "Agent Sonya, la plus grande espionne de la Russie soviétique"
Extrait de la couverture US du livre de Ben Macintyre "Agent Sonya, la plus grande espionne de la Russie soviétique" © Crown Publishing Group

Quatre-vingts secondes ce matin sur le livre que Ben Macintyre consacre à Ursula Kuczynski, nom de code "agent Sonya". Elle fut l’une des plus grandes espionnes soviétiques, sa carrière couvrant les années 1930, la Seconde guerre mondiale et le début de la Guerre Froide, en Chine, en Europe centrale, en Suisse puis en Angleterre.

Ursula Kuczynski est issue de la bourgeoisie intellectuelle juive d’Allemagne, marquée à gauche. Mariée, expatriée en Chine, elle bascule progressivement dans l’espionnage et devient maîtresse dans l’art de la transmission d’informations, de la création et de l’animation des réseaux d’espions. Elle vit, au regard des mœurs de l’époque, une vie de femme libre et trimballe ses enfants partout dans le monde, au gré de ses affectations. Le KGB lui donnera rang de colonelle et toutes les distinctions imaginables pour une soldate de l’ombre. Un fait de gloire parmi tant d’autres : c’est grâce à elle, et à une de ses taupes au cœur du programme atomique anglo-américain, que l’Union soviétique de Staline se dotera de l’arme nucléaire. 

Ce livre informé, divertissant, est le portrait d’une pure espionne, comme dirait John Le Carré, mais aussi celui d’une femme qui s’émancipe de sa famille, de son milieu, de son mariage, du destin qui lui était promis pour se consacrer à son idéal communiste et à la lutte contre le fascisme. 

Agent Sonya, la plus grande espionne de la Russie soviétique est publié aux éditions De Fallois. 

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