Le 19 mars dernier, à Atlanta, une tuerie a fait huit morts dont six femmes originaires d’Asie de l’Est. Cette tragédie a marqué, aux Etats-Unis, le point d’orgue d’une brusque poussée de racisme anti-asiatique exacerbée par l’épidémie de COVID, apparue à Wuhan en Chine. En France, comment sont-ils vus ?

Racisme anti-asiatique. Briser le silence
Racisme anti-asiatique. Briser le silence © Getty / Oscar Wong

Quatre-vingts secondes ce matin sur le texte que publie le sociologue Ya-Han Chuang sur les stéréotypes dont les Asiatiques sont l’objet en France, stéréotypes « positifs » sur le thème « voilà une communauté modèle parfaitement intégrée et qui ne pose pas de problème », ou franchement négatifs, comme le fait de considérer que les Asiatiques ont une manière secrète de faire du business et seraient donc plus riches que les autres.

Ya-Han Chuang rappelle que le vocable « asiatique » recouvre des populations venues de 40 pays dont la présence en France s’étale d’avant la première guerre mondiale à aujourd’hui

Avec notamment de nombreuses cohortes d’étudiants. Et il souligne comment la pandémie a soumis les « asiatiques » à des tests de loyauté vis-à-vis de la France : non je ne suis pas responsable du virus, non je ne défends pas le modèle autocratique chinois de gestion de la pandémie, non je ne suis pas comptable de la politique menée par Pékin.

Sur les réseaux sociaux, à coups de hashtags, prend forme un mouvement qui permet enfin à ces populations de briser le silence, de revendiquer une appartenance et de s’inscrire dans la longue lutte contre le racisme. Article à lire sur le site AOC.

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