A première vue, ce documentaire pourrait entrer dans la catégorie « true crime », les faits divers qui ont tant de succès en podcast ou sur les plateformes comme Netflix. Mais il n’en est rien.

Quatre-vingts secondes ce matin sur _L’Affaire Gabriel Fernandez_du nom d’un petit garçon de 8 ans, torturé à mort par sa mère et le compagnon de celle-ci. Ce que ce pauvre enfant a subi défie l’entendement de vice, de cruauté, de brutalité bestiale.

C’est un journaliste du _Los Angeles Times_qui s’est d’abord intéressé à l’affaire — un mort parmi tant d’autres dans une banale journée de Los Angeles. Il se heurte rapidement au bunker de l’aide sociale à l’enfance, bureaucratie secrète et défaillante qui, son enquête le montrera, avait été alertée à de nombreuses reprises sur le sort de l’enfant, comme la police d’ailleurs, mais n’avait rien fait. Après le journalisme, le documentaire suit avec minutie le travail de la justice et du procureur en charge du dossier, jusqu’au procès où, fait rare en ces matières, la peine de mort sera requise. 

La série est en partenariat avec le programme de journalisme d’investigation de l’Université de Berkeley, en Californie et elle raconte aussi l’appauvrissement de la presse locale aux Etats-Unis. L’Affaire Gabriel Fernandez est diffusée par Netflix. Attention aux images insoutenables qui sont montrées au fil des six épisodes.

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