A chaque fois qu’on en voit un nouveau, on se souvient que le genre n’est pas mort. Quatre-vingts secondes ce matin sur La Mission, western qui aurait dû sortir en salle mais qui, pour cause de COVID, débarque dans votre salon.

C’est un film de Paul Greengrass avec Tom Hanks qui joue le rôle d’un vétéran de la Guerre de Sécession. 

Son métier ? Lecteur de journaux. Il se déplace de ville en ville pour des lectures publiques grâce auxquelles les Texans qu’il croise sont informés. Sur sa route un jour, il tombe sur une enfant, une jeune fille blonde : qui est-elle ? D’où vient-elle ? A qui la confier ?

Le film décrit une Amérique encore profondément divisée par la guerre civile : les soldats « yankees » font régner l’ordre au Sud et sont perçus comme des forces d’occupation. Tom Hanks est hanksissime : humain, silencieux, le visage et les yeux travaillés par les dilemmes moraux qu’il rencontre, c’est une boule de souffrance et de solitude. Si vous l’aimez, vous l’adorerez. Mais peut-être vous semblera-t-il qu’il fait toujours le même film : le précédent, il y a quelques mois, comme capitaine d’un navire de guerre pendant la Seconde guerre mondiale, celui-ci dans les terres arides du sud américain. Après tempête sur l’Atlantique, tempête de sable au Texas. Au fond, il suffit de changer le décor.

Si vous cherchez un plaisir coupable, vous trouverez plus épicé ailleurs. Si vous avez le couvre-feu moelleux, La Mission, sur Netflix, est une parfaite paire de chaussons. 

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