Il est encore temps de vous souhaiter une belle, une bonne année 2020 et de formuler, en quatre-vingts modestes secondes, quelques bonnes résolutions numériques.

Les bonnes résolutions numériques de Fahrad Manjoo
Les bonnes résolutions numériques de Fahrad Manjoo © Getty / mikroman6

C’est Fahrad Manjoo qui nous y invite dans un texte publié dans le New York Times. Il fut autrefois le grand spécialiste des technologies, de la Silicon Valley, des GAFAM. Il fut un twitto compulsif mais il en est revenu depuis longtemps et, aujourd’hui, il a peur. Peur de l’emprise des réseaux sociaux, peur de leur effet sur le débat public, sur la vie démocratique, peur de la « dystopie » qui arrive et ne promet rien de bon.

D’où ces quelques conseils :

Essayer de ne plus alimenter la viralité et donc cesser de partager tout ce qui vous tombe sous les yeux sur votre réseau social préféré. Faites le test : il est probable, si vous attendez 24h, que l’urgence à partager ait disparu. 

Résister, aussi, à la culture de la vanne assassine, arrêter de faire le mariole sur internet pour mettre, en un tweet qui claque, les rieurs de votre côté. Car ce petit succès narcissique se paye au prix de la caricature permanente et du conflit. 

Vous réfugier, enfin, dans des espaces utiles et modérés d’internet, des communautés thématique où l’échange est possible, fructueux, constructif — car des règles claires le codifient, à la différence de ce qui se passe sur Twitter et Facebook.

Cette hygiène modeste suffira-t-elle à écarter la catastrophe ? 

Sans doute pas. Fahrad Manjoo est pessimiste, il nous dit simplement qu’une partie de notre avenir numérique est entre nos mains et sous nos doigts. A lire dans le New York Times.

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