Je vous parle souvent ici du plaisir qu’il y a à voir une bonne, et parfois même une mauvaise série télé. Explorons ce matin le plaisir pris à REVOIR des séries déjà vues.

"Friends", Saison 1 en 1990 : Matt LeBlanc (Joey Tribbiani), David Schwimmer (Ross Geller), Matthew Perry (Chandler Bing)
"Friends", Saison 1 en 1990 : Matt LeBlanc (Joey Tribbiani), David Schwimmer (Ross Geller), Matthew Perry (Chandler Bing) © Getty / NBC

Quatre-vingts secondes ce matin sur le long papier que la section « culture » du site de la BBC consacre à ce phénomène qui s’est épanoui pendant les confinements : revoir Les Soprano, revoir The Office, Friends, Seinfeld. Certains classements poussaient d’ailleurs l’ironie jusqu’à dire que ces classiques étaient en réalité les grandes séries de 2020.

Alors pourquoi ?

Il y a l’actualité politique américaine qui peut donner envie de revoir The West Wing. Il y a, tout simplement, le bonheur esthétique de revoir une des plus grandes séries qui soient avec Les Soprano

Mais la BBC pointe aussi, la dimension anxiolytique des séries, notamment comiques : quand on va mal, voire très mal, des univers de fiction déjà bien connus génèrent du plaisir, ils forment une couette moelleuse ou une sorte de doudou télévisuel rassurant. 

Un médecin s’inquiète d’ailleurs du retour du boomerang et du caractère dépressogène de ces heures passées devant la télé — sortir marcher ferait sans doute beaucoup plus de bien.

Les grandes plateformes de streaming ont senti le filon, elles qui déboursent des centaines de millions de dollars pour rediffuser ces classiques. 

S’il n’a jamais été un problème de relire un livre ou de revoir un film, il se dégage tout de même de cet article une forme de tristesse moderne, celle de la vie réduite à la taille d’un canapé. Vivement qu’on puisse tous ressortir comme avant !

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