On pourrait trouver ça drôle mais l’est-ce vraiment ?

Quatre-vingts secondes ce matin sur un concept qui reprend du service à moins d’un mois de l’élection présidentielle américaine : le « syndrome de stress électoral », qu’un spécialiste de la thérapie de couple avait inventé en 2016 lors de la campagne électorale emportée par Donald Trump.

Les symptômes ? La connexion permanente aux réseaux sociaux, aux fils de notifications d’info, la recherche frénétique de mauvaises nouvelles ou de raisons de s’insurger, par exemple en regardant Fox News quand on est démocrate et MSNBC quand on est républicain. Ces comportements génèrent de l’anxiété et du stress, souvent déversés sur les proches, notamment les conjoints, qui sont sommés de réagir avec la même virulence. Une réalisatrice, interrogée par le Los Angeles Magazine, dit que l’avalanche de mauvaises nouvelles prend chez elle un tour apocalyptique qui la conduit désormais à chercher une destination où s’exiler, Canada ou Italie — mais voudront-ils de nous, se demande-t-elle.

La division du pays a donc un versant intime, qui traverse certains citoyens. Comment soigner ce trouble du stress électoral ? Militez, dit le thérapeute, participez à la vie civique, rencontrez des gens, essayez surtout de limiter à trois par jour les contacts avec les réseaux sociaux. 

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