Le livre est sorti il y a deux mois mais il faut avoir un peu de temps pour lire ce pavé de 840 pages.

Au sujet de "La Frontière", le dernier roman de l'écrivain américain Don Winslow : un très grand polar
Au sujet de "La Frontière", le dernier roman de l'écrivain américain Don Winslow : un très grand polar © Maxppp / LA DÉPÊCHE DU MIDI

Quatre-vingts secondes ce matin sur le troisième et dernier volume de la trilogie magistrale que le romancier américain Don Winslow a consacré à la « guerre contre la drogue » que les États-Unis mènent depuis les années 60 à la frontière mexicaine.

La trilogie a démarré avec La Griffe du chien, elle s’est poursuivie avec Cartel et se clôt donc avec La Frontière. Les héros sont fatigués, blessés, brisés — à commencer par le flic vétéran Art Keller qui aura consacré sa vie à lutter, en pure perte, contre les tonnes de marijuana, de cocaïne, d’héroïne qui se déversent sur les Etats-Unis. A lutter, donc, contre les cartels qui produisent cette drogue et dont le pouvoir se métastase au Mexique, dans la société, la police et l’appareil d’état. Les deux premiers volumes étaient sombres, le dernier a la noirceur absolue de la tragédie et se déploie jusqu’à l’élection de Donald Trump que Don Winslow hait — il suffit de lire son fil Twitter pour s’en faire une petite idée.

C’est du très grand polar et beaucoup plus que ça puisque ces trois romans sont aussi considérés comme de grands documents sur la géopolitique des drogues. L’exactitude de l’essai est poussée ici à l’infini par la puissance du roman — immense plaisir de lecture, si vous y entrez, vous n’en sortirez plus.

La Frontière de Don Winslow est publié chez Harper Collins

Lire aussi Don Winslow, "La Frontière", éditions Harper Collins

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