Comme c’est le cas depuis près de 80 ans, le Festival de Cannes aurait dû démarrer la semaine prochaine.

Un Festival de Cannes numérique ?
Un Festival de Cannes numérique ? © Getty / Samir Hussein/WireImage

L’épidémie a conduit à son report et à l’annulation pure et simple des sélections parallèles. A la différence d’autres institutions ou événements culturels, l’idée d’un Festival de Cannes numérique, qui se serait produit en ligne, n’a pas été retenue par les organisateurs. Quatre-vingts secondes ce matin sur un article passionnant, car paradoxal, que publie le quotidien d’idées AOC.

Ne pas créer un Cannes numérique est une occasion manquée selon Romain Lecler

Un tel e-festival aurait permis de dépasser la guéguerre Netflix et les grandes plateformes numériques contre cinéma en salle, guéguerre en partie factice dit Lecler, la vraie question étant plutôt celle de l’opposition entre les algorithmes qui choisissent des films pour vous et la sélection d’œuvres d’art puissantes, élaborées, artistiques. Avec un Festival de Cannes numérique, nous aurions eu là la préfiguration d’une plateforme défendant ce cinéma alors qu’aujourd’hui, sur ce « créneau », l’offre est fragmentée, dispersée, moins aboutie qu’un Netflix à la simplicité désarmante.

Je suis obligé de résumer à gros traits cet article subtil et très informé. Il s’intitule « Le Festival de Cannes n’aura pas lieu en ligne, et c’est dommage », il est signé Romain Lecler et publié par AOC. 

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