Le réseau Instagram a la réputation d’être gentil, voire gentillet, si ce n’est cucul, voire concon — c’est partiellement vrai mais parfois injuste.

Capture d''écran d'un des portraits diffusés sur le compte Instagram de la BNF
Capture d''écran d'un des portraits diffusés sur le compte Instagram de la BNF © Radio France

Exemple en quatre-vingts secondes ce matin avec une douce série de portraits qui illustrent de temps à autre le compte Instagram de la Bibliothèque nationale de France. Des portraits de chercheurs, de lecteurs, des portraits de passants qui ont en commun de s’être trouvés un jour à la BNF.

Ce sont juste des visages, les noms ne sont jamais donnés. De longs textes décrivent ces figures anonymes — extraits : « Depuis son enfance, elle adore les langues, autrefois elle a appris un peu d’hébreu ». « L’une est algérienne, l’autre est ivoirienne, elles sont toutes deux médecins ». « Il travaille sur le Mexique du XVIIe siècle, particulièrement (…) un prélat espagnol qui fut évêque de Puebla ». « Il dit qu’il n’a rien de particulier (…) et ne laisse deviner aucune explication à sa profonde mélancolie ».

De ces images, et des quelques lignes qui les expliquent, se dégage une étrange poésie. On a sous les yeux le hasard de la vie et un tableau de la curiosité de l’esprit humain. Souvent, on se dit aussi qu’on tient là des romans de quelques lignes qui mériteraient d’être achevés. 

Contact
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.