Pendant le procès en destitution, d’autres procès s’annoncent.

Capture d'écran de Fox News avec Donald Trump à la Maison Blanche, sur un smartphone
Capture d'écran de Fox News avec Donald Trump à la Maison Blanche, sur un smartphone © Getty / SOPA Images

Quatre-vingts secondes ce matin, la chronique judiciaire est à lire dans le New York Times, sur l’action en justice entamée aux Etats-Unis par la société Smartmatic, spécialisée dans les technologies de vote électronique. Après la victoire de Joe Biden, elle s’est retrouvée dans le typhon de la désinformation, accusée sur Fox News et dans d’autres médias pro-Trump d’être le bras armé du défunt président vénézuélien Hugo Chavez. Aujourd’hui, c’est l’heure de la « cuenta » : Smartmatic traîne Fox News, animateurs, avocats de Trump devant les tribunaux et réclame 2.7 milliards de dollars de dommages et intérêts.

Panique à bord chez Fox News et dans d’autres médias où on n’entend plus parler de machines à voter trafiquées. Les débats s’annoncent passionnants au pays du premier amendement qui garantit à ses citoyens l’absolue liberté d’expression, y compris donc la liberté de dire n’importe quoi. Mais face au déferlement de fausses informations et au dérèglement de l’espace public, la justice ne doit-elle pas siffler la fin de la récré et taper les responsables au portefeuille ? Peut-être mais après ? Dans d’autres contextes, sur d’autres sujets, sur quoi pourrait déboucher la menace d’amendes colossales sur le travail journalistique ?

Smartmatic se met dans la roue d’une autre entreprise de vote électronique, Dominion, qui elle aussi fut mise en cause et attaque tous azimuts en justice (elle réclame 1.3 milliards de dommages et intérêts). Peut-être tout cela se règlera-t-il par des transactions secrètes mais au moins le débat est-il lancé.

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