Croire aux vertus du papier, de l’écriture, du reportage, de l’analyse, de la belle illustration, c’est ce qui fait la marque de cette petite galaxie de titres formée par l’hebdomadaire Le 1, les revues America, Zadig, et enfin le dernier né Légende, un grand format spectaculaire consacré à des personnalités hors-norme

Coluche en 1975
Coluche en 1975 © AFP / LECOEUVRE PHOTOTHEQUE / Collection ChristopheL

Après Zidane et Angela Davis, quatre-vingts secondes ce matin sur Coluche, la dernière légende en date. 

Un format colossal, donc, pour un hommage à un comique dont tout le numéro cherche à définir l’identité

Un clown qui trimballait « l’ombre portée de la mélancolie » selon Eric Fottorino. Un jeune inconnu, solitaire, un peu rond, une image fugace aperçue par l’ami François Morel sur l’écran de la toute nouvelle télévision familiale. Un « génie comique » selon l’universitaire Alain Vaillant, le plus grand d’un âge où l’humour n’était pas encore devenu une industrie et cherchait à s’adresser à tous.

L’ensemble est très richement illustré, notamment avec les photos du tournage de Tchao Pantin et un ensemble d’affiches du début des années 80 quand Coluche pensa se présenter à la présidentielle. 

Il y a autant de Coluche que d’intervenants dans ce numéro, c’est le propre des légendes que de ne pas pouvoir être saisies d’un seul tenant, d’un seul trait, d’un seul coup de plume. Perdez-vous dans le dernier numéro de Légende, ça vous fera tellement de bien de revoir la bonne bouille de Coluche en kiosque.

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