Depuis le début de la pandémie de COVID, Pierre Haski l’analyse fréquemment dans son édito, la Chine a multiplié les formes et la vigueur de son influence.

Il s’agit parfois d’équipements dernier cri offerts à une rédaction ; ailleurs de capitaux chinois investis dans un journal ; parfois aussi de contenus de propagande, traduits et mis à disposition de médias locaux.
Il s’agit parfois d’équipements dernier cri offerts à une rédaction ; ailleurs de capitaux chinois investis dans un journal ; parfois aussi de contenus de propagande, traduits et mis à disposition de médias locaux. © AFP / David Himbert / Hans Lucas

Qu’en est-il sur le front de l’information ? Quatre-vingts secondes ce matin sur l’analyse que le chroniqueur « médias » du New York Times, Ben Smith, consacre à une enquête de la Fédération internationale des journalistes sur l’influence chinoise dans différents médias à travers le monde. Il s’agit parfois d’équipements dernier cri offerts à une rédaction ; ailleurs de capitaux chinois investis dans un journal ; parfois aussi de contenus de propagande, traduits et mis à disposition de médias locaux.

Pris un à un, ces exemples peuvent sembler anecdotiques

Vus de plus loin, ils marquent la volonté de présenter une vision de l’actualité alternative à celle de la BBC ou de CNN. 

A côté de la censure à la source, du refus de délivrer des visas à certains journalistes étrangers, voici donc une toile plus fine mais qui vise, in fine, à contrôler l’information.

S’il est intéressant, l’article de Ben Smith est en retrait sur l’état des lieux fouillé, publié par Reporters sans frontières l’an dernier sur le même sujet. Il ne prend pas en compte non plus l’influence chinoise, par exemple sur Internet en Afrique. Mais il a le mérite de rappeler que les guerres de propagande se mènent encore au XIXe siècle et qu’elles ont un bel avenir.

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