Sur la crise du coronavirus et la crise climatique, c’est un article qui vous prend à revers. Quatre-vingts secondes ce matin sur la réflexion de l’architecte Philippe Rahm qui, en s’appuyant sur Umberto Eco, avance l’idée que nous ne vivons pas deux moments exceptionnels mais, bien au contraire, un retour à la normale

Au regard du temps long, en effet, ne pas mourir d’un virus, avoir des antibiotiques, des vaccins, passer quelques jours au lit et repartir comme si de rien était, est un phénomène… très récent. Idem pour le fait d’augmenter la température de son radiateur si on grelote — un geste simple, banal, permis, entre autres, par le pétrole. Citation : 

Nous avons vécu (…) un temps très bref où antibiotiques, vaccins et pétrole nous avaient exceptionnellement sortis de notre condition naturelle » et ce que nous vivons aujourd’hui sur le mode de la catastrophe « a été le quotidien des êtres humains depuis la nuit des temps, à l’exception de nos cinquante dernières années. 

La réflexion de Philippe Rahm est nourrie par la philosophie. Elle ne nous engage évidemment pas à revenir vivre dans des cavernes ou à l’état de nature, non, juste à admettre que des choses nous échappent à partir desquelles il faut tout reconstruire. Pour un architecte, c’est évident.

« Coronavirus ou le retour à la normale » est à lire sur le site du quotidien d’idées AOC . 

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