C’est un guide de restaurants, de gargotes, d’épiceries et de boulangeries, de troquets et de rades de quartiers.

Quatre-vingts secondes ce matin sur l’édition 2020 du guide du Fooding qui espère, nous dit son fondateur Alexandre Cammas, échapper enfin, à bientôt 20 ans, à sa caricature, celle de la Bible des branchés, des bobos urbains, barbus et tatoués.

Dans cette nouvelle édition, en plus des centaines d’adresses dans toute la France, deux partis-pris : d’abord, la mise en avant de ce que le guide appelle ses « refuges », des bouis-bouis, des cantoches, des coins de rue, des stands de marchés, bref des endroits qui ne figurent jamais dans les guides car trop simples, trop vieux, trop gras ou trop rudes. Il y en a 25 pages, dans toute la France, où aller avaler un morceau rapidement. Pas de grands élus non plus cette année, afin de rompre avec la mystique du podium et de la médaille d’or : à vous de faire votre choix parmi 18 adresses qui ont plu et méritent d’être partagées.

De ce guide bien en chair, se dégage aussi une photographie des questions alimentaires, mais pas seulement, qui traversent l’époque : l’attention aux circuits courts, le respect de la nature, le rééquilibrage entre les hommes et les femmes aux fourneaux, l’immense lassitude face à l’emprise des réseaux sociaux qui transforment chaque repas, il faut l’avouer, en barnum acidulé et narcissique. Les anglo-saxons appellent ça « food porn » et le guide propose, lui, le concept d’« instagrameute ». Plutôt bien vu !

Le Fooding 2020, 12.90€.

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