Que n’avais-je dit ? Quatre-vingts secondes ce matin sur le mail courtois, souriant mais impitoyable que m’a envoyé Vincent de Bourg-en-Bresse, il est auditeur de France Inter. Attention : auditeur sourcilleux, j’aurais aimé dire vétilleux mais je ne peux même pas !

Quand un auditeur de Bourg-en-Bresse corrige les fautes d'orthographe entendues à la radio
Quand un auditeur de Bourg-en-Bresse corrige les fautes d'orthographe entendues à la radio © Getty / Gary Waters

Car je crains que Vincent n’ait eu raison de me mettre face à mes outrages à la langue française.

Première faute : avoir employé « parler à bâtons rompus » pour qualifier le ton vif et cordial du nouveau podcast d’Inter, Intérieur queer. Mais l’expression signifie en fait « discuter de manière désorganisée et interrompue », soit l’exact contraire. Afin de DEVANCER une de mes fautes futures, Vincent m’informe déjà que « faire des coupes claires dans le budget » pour exprimer des « coupes budgétaires sévères » est impropre car l’expression veut dire l’inverse : faire de « petites coupes » !

Et ce n’est pas fini, à la lie il me fallut boire le calice (j’espère que j’emploie l’expression à bon escient) ; boire et avaler mes erreurs de PRONONCIATION. Si Vincent note mes progrès sur « socialisme », in cauda venenum, il me met face à ma rage épidémique de « séiZme », de « journaliZme » et de « lyriZme ». Est-ce qu’on dit : « Pour qui zont zes zerpents qui zifflent zur nos têtes ? » Non ! Alors pourquoi ce crétinisme ?

Blague à part : merci Vincent, vous m’avez donné envie de faire des fautes pour avoir le plaisir d’être ainsi tancé. On aura, j’en suis certain, cent "zoccasions", que dis-je !, mille "zopportunités" d’échanger encore

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