C’est une page qui vous saute aux yeux. Quatre-vingts secondes ce matin sur l’impressionnante tribune publiée dans Le Monde hier.

Capture d'écran de la tribune  "Nous, journalistes du Monde" publiée sur le site du journal le 10 septembre 2019
Capture d'écran de la tribune "Nous, journalistes du Monde" publiée sur le site du journal le 10 septembre 2019 © Le Monde

Cette tribune est signée par 460 journalistes du quotidien soit, peu ou prou, la totalité de la rédaction. Les journalistes du Monde y défendent leur indépendance et réclament le « droit d’agrément » qui leur a été promis il y a un an, si un nouvel actionnaire entre au capital. 

Ce n’est pas là de la tambouille de journalistes. Un média fonctionne sur la confiance que lui accorde le public. Tout ce qui vient fragiliser ce lien est une catastrophe. 

Nous avons en France la chance d’avoir encore des médias puissants, 

Et ce, quels que soit leur support ou leurs options politiques et intellectuelles. Le Médialab de Sciences Po a finement analysé cette spécificité française qui constitue, à la différence par exemple des Etats-Unis, un rempart contre le déferlement des fausses nouvelles et les grossières manipulations de la vérité. Ici, la base factuelle des débats publics existe encore, à chacun ensuite de discuter ou de polémiquer.

Fragiliser les médias, quelles que soient la nature et la structure de leur capital, c’est prendre le risque de fragiliser tout l’espace public, voire à terme de le disloquer. Il y a assez de pays dans le monde où c’est le cas pour se réjouir que la France soit encore épargnée. 

Quelques articles à lire ici, ici et ici pour vous faire votre propre idée. Et Sonia de Villers consacre tout à l’heure son émission à cette crise au Monde.

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