De la puissance politique de la radio aux Etats-Unis.

Quatre-vingts secondes ce matin sur un texte publié dans les pages opinion du New York Times qui décrit le pouvoir d’imprégnation idéologique des radios ultra-conservatrices américaines.

Elles forment un continent, elles touchent un large auditoire populaire. Rush Limbaugh en est la grande figure, l’animateur radio a été décoré de la médaille présidentielle de la liberté par Donald Trump en février dernier.

Ces radios ne sont pas issues de la droite libérale ou du conservatisme bon teint. Leur idéologie tend vers « l’ethno-nationalisme » et « le populisme ». Elles fonctionnent sur la promesse d’offrir aux auditeurs le dessous des cartes dont les médias classiques (forcément de gauche) ne parleraient pas. Elles existaient avant Donald Trump et lui survivront car elles ont façonné le paysage mental, politique d’un bloc de la droite américaine désormais bien installé dans le pays.

Cette radio de cols bleus, les cols blancs ne l’écoutent pas et, le voudraient-ils qu’ils ne comprendraient pas la complexité de ce qui la relie à ses auditeurs. A trois semaines de l’élection présidentielle, il est intéressant de voir que la guerre idéologique et culturelle ne se joue pas seulement sur les réseaux sociaux et les forums de discussion en ligne. Non, le bon vieux média radio y prend plus que sa part et témoigne d’une jeunesse redoutable. 

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