Le terme est aujourd’hui galvaudé mais là, il s’impose. Quatre-vingts secondes ce matin sur la "master class", donc, que le grand créateur de séries David Simon a donnée au Centre Pompidou, il y a une dizaine jours.

David Simon (l'auteur de séries comme "The Wire", "Show me a Hero", "Treme"...)
David Simon (l'auteur de séries comme "The Wire", "Show me a Hero", "Treme"...) © AFP / Emma McIntyre / GETTY IMAGES NORTH AMERICA

David Simon, pour mémoire, c’est l’homme de The Corner, The Wire (Sur écoute pour le titre français), l’homme de Show me a hero, de The Deuce, de Treme — soit quelques-uns des plus grands chefs d’œuvre du genre.

David Simon est un ancien journaliste et ses séries portent la trace de ce premier métier. Il travaille, dit-il, sur les gens qui ont « peu de valeur » aux yeux de la société américaine — les drogués de Baltimore, les habitants des logements sociaux de Yonkers, les rescapés de l’ouragan Katrina, les prostituées des années 70 et 80 à New-York. Il s’étonne d’avoir pu évoluer dans le monde de la télé pour lequel il n’a aucune forme de respect et même le plus grand mépris. D’ailleurs, ses séries n’ont pas trouvé leur public au moment de leur première diffusion, avant de devenir des classiques. Signe de l’originalité de son œuvre, les créations de David Simon ont rapidement quitté les rubriques télé des journaux pour être traitées dans les pages politiques.

La master class est menée par le critique de cinéma Emmanuel Burdeau et l’américaniste Sylvie Laurent — on aurait VRAIMENT aimé qu’elle ait beaucoup plus la parole. L’ensemble fait deux heures, visible ici : 

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